Le coaching : créer un espace pour comprendre, choisir et avancer
Le coaching : créer un espace pour comprendre, choisir et avancer
Il existe des périodes où nous savons exactement ce que nous voulons et où la prochaine étape semble évidente. Et puis il y en a d’autres où quelque chose résiste. Nous pouvons sentir qu’une situation ne nous convient plus sans parvenir à identifier ce qui devrait changer, hésiter entre plusieurs directions, répéter certains fonctionnements ou avoir beaucoup réfléchi à une question sans avoir le sentiment d’avancer réellement.
Dans ces moments-là, notre premier réflexe est souvent de chercher davantage de réponses. Lire, analyser, demander conseil, peser le pour et le contre. Cela peut être utile. Mais il arrive aussi que le problème ne soit pas un manque d’informations. Ce qui manque peut être un espace permettant de prendre du recul, de mettre des mots sur ce qui se joue et de regarder une situation depuis un angle que nous n’avions pas encore envisagé.
C’est à cet endroit que nous situons le coaching dans l’univers Naëlya
Accompagner sans décider à la place de l’autre
Le coaching est parfois associé à l’idée qu’un professionnel saurait ce qu’il convient de faire et guiderait la personne vers la « bonne » décision. Cette vision ne correspond pas à la posture que nous souhaitons porter.
Accompagner quelqu’un ne signifie pas vivre sa situation à sa place, lui expliquer qui il est ou décider de la direction qu’il devrait prendre. Le travail consiste plutôt à créer un cadre dans lequel la personne peut explorer sa situation, questionner certaines évidences, identifier ce qui compte pour elle et faire émerger ses propres possibilités.
Une question bien posée peut parfois déplacer davantage qu’un conseil. Une reformulation peut faire apparaître une contradiction que l’on n’entendait plus. Le fait de mettre une pensée à voix haute peut permettre de la regarder différemment. Et le regard d’une autre personne peut nous aider à sortir momentanément de la manière habituelle dont nous racontons notre propre situation.
Le coaching ne consiste donc pas nécessairement à apporter des réponses. Il peut permettre de créer les conditions dans lesquelles de nouvelles réponses deviennent possibles.
Lorsque comprendre ne suffit plus
La compréhension occupe une place importante dans un accompagnement. Identifier ce qui se joue, mettre des mots sur une situation ou reconnaître un fonctionnement peut déjà apporter beaucoup de clarté. Mais nous savons aussi qu’une prise de conscience ne produit pas automatiquement un changement.
Nous pouvons comprendre parfaitement qu’une habitude ne nous convient plus et continuer à la reproduire. Savoir qu’une décision doit être prise et continuer à la repousser. Identifier ce que nous souhaitons et pourtant avoir du mal à passer à l’action.
C’est pourquoi nous envisageons le coaching comme un espace qui peut aller de la compréhension vers l’expérimentation. Une conversation peut ouvrir une hypothèse ; la personne peut ensuite tester une autre manière de faire, observer ce qui se passe et revenir avec cette expérience. L’accompagnement devient alors un mouvement vivant entre réflexion et action, plutôt qu’une succession de conversations uniquement intellectuelles.
Cette dimension nous semble particulièrement importante parce qu’elle évite de transformer le développement personnel en une accumulation infinie de connaissances sur soi. Mieux se connaître peut être précieux, mais cette connaissance prend parfois tout son sens lorsqu’elle nous permet de choisir, d’expérimenter ou d’agir différemment.
Pourquoi le coaching occupe une place centrale chez Naëlya
Naëlya est construit autour de l’idée que nous fonctionnons comme un tout. Nos pensées, nos émotions, notre corps, nos habitudes, nos relations, notre environnement et notre manière d’agir ne vivent pas dans des compartiments parfaitement séparés. Une difficulté professionnelle peut avoir des répercussions sur notre équilibre personnel ; une transition de vie peut remettre en question notre rapport au travail ; une décision peut mobiliser à la fois des peurs, des envies, des contraintes très concrètes et des représentations que nous n’avions jamais vraiment interrogées.
C’est cette complexité humaine qui nous intéresse.
Pour autant, considérer la personne dans sa globalité ne signifie pas tout mélanger. Une méditation n’a pas la même fonction qu’une séance de coaching. Une expérience créative n’est pas une séance de thérapie. Une immersion ne répond pas aux mêmes besoins qu’un accompagnement individuel. Chaque espace doit conserver son cadre, sa fonction et ses limites.
Notre approche consiste donc moins à chercher quel outil nous pourrions appliquer à une personne qu’à nous demander ce qui pourrait être pertinent dans sa situation. C’est aussi ce qui explique pourquoi Naëlya a été imaginé comme un écosystème plutôt que comme une méthode unique.
Une même vision, deux regards
Le coaching prendra également une forme particulière chez Naëlya parce que nous sommes deux à avoir créé cet univers.
Anna et Esther partagent une vision commune de l’accompagnement, tout en ayant des sensibilités, des parcours et des manières de regarder les situations qui leur sont propres. Nous ne cherchons pas à effacer ces différences. Elles font partie de ce que nous souhaitons construire.
Certaines personnes pourront se reconnaître davantage dans l’approche de l’une ou de l’autre. Certaines problématiques pourront être accompagnées individuellement, tandis que d’autres formats pourront bénéficier de la complémentarité de deux regards. Cette possibilité de proposer des accompagnements individuels ou en duo est une manière de préserver ce qui nous semble essentiel : ne pas faire entrer toutes les personnes dans une même façon d’être accompagnées.
Une même vision, deux regards, plusieurs manières d’accompagner.
Revenir à soi n’est pas une fin en soi
La notion de « retour à soi » est centrale chez Naëlya, mais elle pourrait être mal comprise si elle était uniquement associée à l’introspection. Notre intention n’est pas d’inviter à s’observer indéfiniment ni à chercher en permanence quelque chose à corriger en soi.
Revenir à soi peut aussi être un préalable au mouvement. Lorsque l’on comprend mieux ce qui compte, ce que l’on veut préserver, ce que l’on ne souhaite plus ou ce que l’on aimerait expérimenter, il devient possible de choisir avec davantage de conscience la manière dont on souhaite avancer.
C’est là que le coaching rejoint profondément la philosophie de Naëlya. Il ne s’agit pas de fabriquer une version plus performante ou plus parfaite de soi. Il s’agit de créer un espace pour mieux comprendre ce qui est présent aujourd’hui, envisager ce qui pourrait être différent demain et accompagner le passage de l’un à l’autre.
Parce qu’il n’y a pas toujours quelque chose à devenir. Il y a parfois quelque chose à entendre, à comprendre, puis à mettre en mouvement.